Paris, le 8 février 2013

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Tout est si laiteux, si nu. On dirait que le paysage a enfilé une robe de marié et que la traîne de l’hiver attend le printemps avec ses fleurs et ses papillons. Le printemps, le coeur en fleur, s’approche de l’hiver vêtu d’un noeud papillon.

Les arbres emmiellés cachent leur peau brunie par les siècles sous une fine couche de sucre glace. Glaciale température que ce matin d’hiver qui, en ronflant, souffle la poussière à travers les champs.

Respectueux silence, la vie paraît figée.

Est-ce que même le hasard a pris sa saison blanche afin d’hiberner peinardement ?

Le froid entre en méditation, les troncs en posture de l’arbre, rentrent leurs ventres et écoutent la respiration du vent. L’hiver prend la vie d’une inspiration et s’affirme d’une expiration.

Ou est passé la chamaillerie des jours ensoleillés ? J’ai l’impression que l’existence fait du mîme, j’ai l’impression que le présent à une extinction de voix.

L’hiver est-il peut-être un retour à soi, un retour à l’essentiel.

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