Paris, le 12 octobre 2012

Esprit infréquentable, hypothétiquement il est alibi de « spiritus », un cache-tout afin de globaliser la couverture du nom commun. Lâché dans le grand monde de la langue, il se réchauffe sous la lettre E du Larousse ou autre dictionnaire en tout genre. A l’abri des faux airs et des mauvaises langues, il souille sa logique héréditaire afin de ne pas se faire prendre. Autrefois, il décida d’abandonner richesse et titre de noblesse pour virevolter en roue libre ; sans un sou, comme un pauvre d’esprit.

Dans la bouche du haut panier de la critique, d’esprit, il en fait preuve.

Mystérieux soupirail de la pensée, triomphe des bas fonds. Esprit léger.

Grand sac emmailloté, il à l’échine audacieuse et aiguisée. Esprit pointu.

Dans un corps où même les varices sont poétiques, le vice se pousse jusqu’à subventionner l’idylle d’un non-sens, l’esprit demeure malgré tout parfumé et romantique.

Seulement, on n’écoute plus, on sème des excuses, on creuse dans le réel, on cherche des idées lumineuses, de nouveaux équilibres. On veut de la poésie, sans papier, sans filet, des raisons contre-raisons.

Et la clarté d’esprit nous fait taire, sans raison, sans excuse. Mauvais esprit.

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