Paris, le 12 septembre 2012

Et arrive le jour où la vie prend un nouveau visage, la maturité nous apprend que l’expérience est une défaite et qu’il faut parfois tout perdre pour savoir un peu. Ce n’est qu’à ce prix là que la vie nous fait l’honneur de nous occuper tout entier. L’ironie va maintenant dans le doux entêtement de son pas afin que le souvenir ne revienne jamais en nausées.

« Demain tout changera, demain. » L’espoir en vieux, fou, ivre, on ne sait.

Est-ce que l’amour est une chose que l’on exige ? Entre oui et non, l’envers et l’endroit, il y a là une sorte de courage désespéré dans la lucidité et le refus d’aimer. Le raffinement des sentiments comme une lèvre humide. La belle vérité est une petite chieuse dérangeante. Qu’est-ce que cela fait si l’on accepte tout ? Après tout, le soleil nous chauffe quand même les os.

Je ne veux pas remâcher du bonheur, cela seul est vrai et je le sais toujours trop tard. Celui-ci est-il le sentiment apitoyé du malheur ?

L’air devient frais, une sirène sur la mer. Une solitude qui rend son prix à chaque chose. Savez-vous qu’il y a une vertu dangereuse dans le mot simplicité. Celle-ci se perd dans la transparence des paradis perdu : dans une image.

A se taire, la situation s’éclaircit :

-Tu ne devrais pas tant fumer.

-C’est vrai.

Et puis, il y a les gens qui regardent leur destin dans les yeux, qui n’ont pas peur du passé, qui n’ont pas froid aux yeux car, ils parviennent à se dire que malgré tout, le froid reste au fond de l’air et que partout et toujours, une pellicule de soleil craque sous l’ongle et revêt toute chose d’un éternel sourire.

Maintenant, ce n’est pas d’être heureux que je vous souhaite mais seulement d’être conscient. « Vivez comme si… »

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