Venise, le 7 septembre 2012

Et je regarde Venise, élégamment couverte du chapeau haute forme de ces derniers mois. Je l’écoute passionnément me raconter des histoire, beaucoup ses histoires, un peu ses rires, à la folie ses amours.

C’est le sourire prêt à plonger qu’elle me narre que les touristes parfois la chatouillent et parfois ont le pied lourd, qu’elle a souvent l’eau à la gorge et puis que comme à un serveur de café il arrive qu’on lui tende un numéro ou qu’on la critique de sa passivité.

Quoi qu’il en soit, Venise met ses cheveux derrière ses oreilles et dégage son visage. C’est alors qu’elle me parait foutrement belle.

Aujourd’hui, tandis que je me mords les lèvres pour ne pas craquer, elle me salue. Et c’est les yeux mouillés, la gorge serrée et le coeur lourd que je lui tire ma révérence.

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