Venise, le 6 septembre 2012

San Michele, le cimetière de Venise comme une grande gorgée de légèreté, un éloge du silence, un traité de sérénité.

Aussi imposant qu’un sourire à la dentition parfaitement blanchie. Lumière sur les tréteaux où les arrosoirs y sont perchés comme une paire de boucle d’oreilles. Le bruit des pas comme un claquement de doigt donne le rythme d’un battement de coeur en marchant sur le ventre des tombes, mettant l’accent sur ce lieu où les cailloux font ricochets sur les identités endormies.

Comme une salle d’attente paisible où la vie joue aux cartes, ne misant que sur le repos et la tranquillité des jours passés.

Les arbres, les bras au-dessus des tombeaux laissent dégouliner le chant des cigales tandis que dos au mur, les tombes encastrées comme des tiroirs représentent le mystère des secrets.

Le soleil s’abat comme une flamme sur la pierre éblouissante, intensité cachée des âmes oubliées.

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