Venise, le 18 août 2012

Quand le chat court après la souris, tords la bouche tandis que le ciel en pattes de velours te pelote et te lance. Moi ton amour ? – Jamais ! – Je faisais du théâtre et tu fus pris sous le manteau d’Arlequin, par hasard.

Le sourire s’écaille, lézarde la haine sous le soleil hautain. -Crois-tu que l’envie frit donc pour tout le monde ? – J’ai léché bêtement la pommade de la fourberie et je m’en suis fardée les joues, hydratante satisfaction que de voir la goutte de ta sueur trompée tomber dans le vase qui à présent déborde. – Pierrot !

C’est en Colombine masquée que je te dis de faire attention et te parle du moment naïf où le vent entreprenant, passe son bras derrière la porte, l’enlace et la supplie d’avancer. Clac ! Oui, la porte t’a claqué au nez. Certains appellent ça un courant d’air, il Medico della peste diagnostiqua ça comme un art de la séduction.

Brève présentation de l’art de la comédie, plus connu ici sous Commedia dell’arte, elle boit à votre santé et vous jette un sou de dégoût, pour le mendiant amouraché que vous êtes, un sous-d’amour. Mais, rappelez-vous à l’avenir que l’amende est de cent sous pour un baiser en scène.

La tragédie prend le dessus, la comédie au-dessous. Venise, sans dessus-dessous.

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