Venise, le 1 août 2012

Les expressions glissantes, la démarche sableuse. Changer d’air. « Comme avant » ou « pour toujours ». Changer d’air. « Il faut que ça change » ; voilà ce qui est écrit sur le capot de la voiture que nous conduisons, alors pour s’entêter à toujours garder un oeil dans le rétroviseur, miroir des jours passés.

Aimer le temps qui casse, nous casse. Apprendre à être léger, l’insoutenable légèreté de l’être. Etre humain ? Etre présent ? Peut importe, épousons le mouvement.

De tout mes voeux : Soyons.

Je roule des épaules quand l’ombre me surveille. Pêcher les manies, mordre à l’hameçon du risque.

On se protège sous le parasol des habitudes. Les pieds dans le sable du quotidien, c’est abrité que l’on regarde l’horizon d’un peut-être car, mieux vaut ne pas se mouiller les orteils d’un sûrement.

On se retient aussi patiemment que l’eau dans un verre. Aligné comme des parasols en fin de journée. Stagnant comme la mousse au-dessus d’un verre de bière.

On s’enferme dans une trousse de toilette et on étend notre quotidien comme une serviette de bain.

Les poils font confusion.

J’écris à gouttelettes alors que j’aimerais être inspirée à sauts d’eau. Moments d’impacts.

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