Venise, le 1er juillet 2012

Introduction :

« Juin claque la porte et se ferme sur les doigts de juillet qui sauvagement entre en scène. Suivront les pas-chassés d’août qui sous les applaudissements laisseront le final à septembre qui tirera élégamment sa révérence. »

Dos tourné aux broyeuses urbaines, l’esprit léger, vêtu d’un simple maillot de bain tandis que quelque part, demain matin, le curriculum vitae reprendra tout habillé les chemins des lundis.

Un mot est aussi important qu’un homme à la mer et il se dissout comme un médicament dans un verre d’eau géant.

Précisément précis, l’imprécis saute à l’eau le cul à l’air, la situation ne manque pas d’airs.

L’inspiration humide, fraîchement sortie de la mer de mes idées désordonnées a les pieds encore mouillés. La détermination tout comme le sable s’y collent.

Étonnamment, dans un monde où il faut en permanence se tenir près si…, c’est justement ce qu’il y a de plus imprécis qu’il faut redouter dans l’autre. Par exemple quand la bouche lance un regard circonflexe à l’envie pourtant si exclamative, c’est là, à cet instant précis que le précis disparaît dans une brise ou sur une épaisseur de papier ligné. Chaque homme est plusieurs lorsque désir s’y mêle. Pensées imprécises.

« Tout ce qui peut se miner à la saloperie de la logique », disait Beckett. Déduisons donc que l’image a bouffé le son ou inversement sans laisser le moindre sous-titre ou point d’expansion.

Il suffit d’une seconde précise. Il suffit d’un après-midi d’été, d’une terrasse ou d’une peau dorée pour glisser sur une pensée comme : Cet à cet instant précis que tout a véritablement commencé.

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