Paris, le 19 juin 2012

Hier, avec ma meilleure amie, nous nous sommes attardées au sujet de la notion « être avec quelqu’un ». A son sens le plus propre, « être avec quelqu’un » est synonyme « d’être en compagnie de… » , ce qui n’engendre aucune complication.

IL + ELLE

L’ambiguïté arrive au moment où je lui demande si elle se considère avec quelqu’un ; au sens figuré, « être avec quelqu’un » peut être associé à une notion de couple.

IL + ELLE = NOUS

Donc, peut-on se considérer avec quelqu’un si ce « il » n’est pas véritablement présent, je parle de la présence à son sens le plus concret.

La voie passive est ambigüe et conjuguer l’amour au présent l’est doublement.

Les histoires d’amour prendraient donc leur véritable valeur qu’au présent de l’indicatif ? Le souvenir est-il donc propre ou figuré ?

« L’égalité n’est jamais possible, c’est nous qui la créons », dit-elle.

IL + ELLE = ILS ?

L’amour est fatigué, il s’allonge les bras croisés dans le corbillard.

« Il ne me plaît pas complètement », si l’on en croit les couples que l’on admire elle et moi, là est la clé de la vérité absolue. Ne pas se plaire voir parfois se détester pour mieux s’aimer l’espace d’un instant car, oui, le sentiment amoureux n’est peut-être qu’un simple instant stimulant. Là s’envisage la continuité.

Dénudons l’instant, que reste-t-il ? Comme le reprend si bien la chanson : Que reste-t-il de nos amours ?

L’amour en marcel dévoile son ossature.

A présent, prenons un crayon et dessinons l’instant, l’instant débordant du présent.

Les relations sont pleines, pleines de bonne volonté, de il, de elle, de nous et de vous.

Mais si simplement « pleinement je » ?

Dommage ou tant mieux mais dans tous les cas, ou devrais-je dire à tous les temps. Tant pis !

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