Paris, le 15 mai 2012

Un entassement de nuages sur une étagère solaire

La couleur brûle les étapes

Tire les dés

Saute une case

Passe un tour

Et monte l’échelle

Avant de tomber sur les fesses de la nuance de celle où tout a commencée.

Le vent crie

En passant

Roule sur le lobe de mon oreille

Ils et leurs

Se couchent

Comme un duvet on s’emmitoufle

Cherchez les ennuis tout comme la nuit

Je mets mes lunettes

Car il fait beau dans mon lit

Les heures de la nuit se font jolies

Rouge à lèvres et talons aiguilles

Malgré le sommeil qui se rouille

Dans les murailles de l’insomnie

Je tapote.

Au revoir

Plus vite !

Prenez la peine de courir

Sur la pointe des pieds

L’oeil parle de tout

Un rien

Les miroirs font volte-face et bayent

Une fêlure de dentelle sur la vitre

Il pleut

J’apprends

J’apprends que le désordre vestimentaire est l’indice d’une conscience mal peignée

J’ai des nœuds

Des nœuds pleins les yeux

Collier rompu de mots rebelles

Ca suffit comme ça

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