Paris, le 20 avril 2012

Si vous saviez que nos envies glissent le long de nos épaules. Que les oiseaux battent de l’aile et désordonnent le ciel. Et que l’inspiration danse, qu’elle enlève son jupon et montre ses dents.

Si vous vous délectiez du ciel doux comme un bol de lait et du sel aux nerfs usés.

Si vous soupçonniez le mois de mai à la robe légère qui vous allèche de ses yeux goûteux.

Si vous épiez le hoquet du « i » qui se dresse jusqu’au « l ».

Si vous deviniez que de ses rides debout près de sa bouche assise.

Si vous culottiez le futur nu en lui enfilant des collants.

Si vous vous imaginiez qu’aujourd’hui se taille les hanches d’hier et s’apprête à bouffer demain.

Si vous décortiquiez « l’amour fou », je prendrais bien volontiers le fou mais l’amour pour vous.

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