Paris, le 26 mars 2012

Dix-sept heures hasardeuses venaient au pas. Venise aux yeux de tourterelles mastiquait le soleil tandis que la lune esseulée attendait dans un coin, celui-ci recadrait chaudement son monde. Malgré les secondes qui s’élancent et se tassent, les illusions funambulesques effrayaient les heures. Le temps peut mordre.

Les jours ne sont pas très bavards et hier passe son temps à danser sur son passé.

Où sont les beaux jours? Le ciel froissé, les nuages tirés à la cordelette se tiennent fermement grâce à des pincettes, tandis que le vent s’élèvent sur des échasses de solitude.

Il y a les humeurs douceâtres et sirupeuses, les odeurs moites et le froid qui se met gentiment au régime.

Le paysage poché, enfariné du printemps bavait encore l’hiver. La saison était calée, repue. Le printemps quant à lui s’annonçait gavée et joufflu.

La nuit rentre le ventre et les étoiles font le dos rond. Parfois, j’ai l’impression que le soleil est amoureux, qu’il ne sort jamais sans sa beauté sous le bras. L’air âgé patine ses cheveux du temps.

Tout ça n’importe que peu, l’essentiel est là. Ou plutôt n’est pas là. L’essentiel manque. L’essentiel manque toujours. Mes idées se mettent tout de même immanquablement à danser.

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