Paris, le 21 novembre 2011

C’était sur le ventre impoli de l’été que se dressait gentiment les poils méchés de l’automne. La tristesse des arbres se faisant sentir sur le sol, je voyais les arbres pointant comme des plumes telle une véritable tribu amérindienne. Palissade peinte, les arbres endossent aujourd’hui une tenue haute couture. Voilà la nouvelle saison.

Au chevet de la rue, dans les brouettes du trottoirs, les échecs des rires cernés. Entre les regards aux abois, l’amour attroupait les individus comme un trait d’union.

Je me passionne pour les clowns et leurs expressions enfarinées, leurs rires aux cheveux cytises.

Il y a aussi les magiciens et l’intimité qu’ils entretiennent avec leurs doigts. L’illusion en un tour de mains, cette main qui défait les orages et qui défrise les tonnerres.

Jouons. Je tire le dé. La face gagnante refusée de celui-ci se console en posant sa joue contre le plancher tandis que le vent, hésitant, se roule une cigarette d’air.

 « Rouler. Roues des routes. Roues fil à fil. Déliées. Usées. »

Sous le chapiteau de la nuit. Femme sans ardeur. Naïves nuités. Maisons silencieuses. L’amour sort le soir.

C’est sur le chemin des Dames qu’elle avait bu la tasse des journées à l’eau salée. Elle savait qu’elle était belle mais elle ne savait pas encore quoi faire de sa beauté.

Parce que l’on fait des choses pour se sentir en vie, elle tamisait sa vie de confiture.

Il y a l’art. Il y a les toiles face à la myopie des pinceaux, comme si la peinture soufflait sur les couleurs et faisait finalement baver l’image.

Et les angoisses pressent sur les nerfs de l’insomnie.

« Le manège des manies.

Des tics et des tocs.

Troque ta toque.

 Tic, tac, tic, tac… »

A-la-javel-pile-ou-face-et-ricochets-un-deux-trois-c’est-toi-qui-y-est. Paroles de magicien.

Publicités