Paris, le 23 septembre 2011

Poser ces mots tout en s’appuyant au rebord de l’ambiguïté, enroulé dans un drap « rationnel ».

Faire face au tempérament rugueux. Ouvrir la fermeture émotionnelle du quotidien.

Prononcer l’accent des humeurs sans avoir peur d’articuler les sens. Entrer sur la scène des défis, sans se gonfler d’un mouvement dramatique.

« Certaines feuilles d’automne attendent raisonnablement la fin de leur cycle de vie. »

Dérober chaque coup de pinceau du hasard et ne pas écrire sa vie avec un crayon trop pointu, comme en marchant sur la pointe des pieds.

« Mes rêveuses pensées pieds nus vont en soirée. »

Je tripote l’inaccessible en le rendant palpable et je bouffe aisément la fatalité du mauvais sort.

Attirance. Manigance. La vie sans petite culotte. Et alors?

Je ris face à l’état d’âme mal dégrossi. Instabilité, saoul des jours. Sur quel pied danser?

Nous sommes doués face à l’art des questions. Je crache sur la vision aérée, la vision sincère, la vision polie.

Je regarde le ciel tout en ouvrant grand la bouche face aux idées pluvieuses et je saute gaillardement dans les pensées cotonneuses.

Pervertir la raison de manière hérissée. S’asseoir tout en se piquant les fesses. Et rire.

Accepter qu’il y a l’égratignure de la cuisson amoureuse et que le ciel est parfois chauve.

Il y a plus grand, plus fort, plus baraqué mais, il n’y a que l’art de la vie qui nous fait pousser les poils.

André Breton disait: « Je vous souhaite d’être follement aimé. »

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