Paris, le 12 septembre 2011

« Parce qu’on a même parlé d’amour… » me disait-elle.

Prenons le temps de râper l’amour avec ses mots étroits, serrés voir dénudés.

Arrêtons de coudre les prétextes, ces douces paroles que nous tissons si bien pour nous couvrir.

Jeux de mots. Mots cousus.

L’amour et son mythique point d’interrogation tordu dans le monde auquel personne n’a encore trouvé une réponse peut-on dire « palpable ».

« Je veux quelqu’un qui me plaise, complètement… »

C’est grâce aux envies décharnées, aux désirs accommodants, aux regards étirables ou même à ces soupirs malléables que je me suis rendue compte que les sentiments manquaient véritablement de poils pour la plupart des individus.

Il a l’odeur de la peur entre deux tranches de pain grillés et l’excitation qui sent parfois aussi bon qu’une confiture aux fraises aromatisée à l’estragon.

Il y a les doutes qui nous collent aux talons et l’incertitude qui s’est chaudement « enlainée » et puis, heureusement, il a aussi les compliments énamourés.

En vérité on pourrait résumer l’espièglerie des relations hommes/femmes par un certain empaillement des sentiments.

Finalement, je batifole avec mes humeurs et romantiquement je pourrais dire qu’à cause de la chaleur, le ciel luisant transpirait d’une sueur étoilée.

Angoissée je vois la nervosité des spaghettis.

Libre, je vois le vent ponctuant les cheveux récitant ou au contraire le vent récitant les cheveux ponctuant.

Ivre j’enfile ma veste et un verre de wodka.

Nostalgique, je pense à Venise et sa ville athlétique ou les ponts s’amusent des touristes et jouent à saute-moutons.

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