Paris, le 24 juin 2011

Le visage en tenue d’Eve, elle décide alors de le falsifier.

Pour commencer, une touche de mascara cambre ses cils tel un dos en plein plongeon. Ils se hissent alors jusqu’à ses sourcils débauchés.

Les lèvres fièvreuses, elle les sale d’un rose carmin. La couleur se confie alors à sa bouche, découvrant les murmures de ses anciens amants.

Elle fleurit ses joues d’un hâle printannier, ce qui rend les traits de son visage majeurement disciplinés.

Elle s’occupe à présent de son teint ébouriffé, elle l’enfarine afin de le rendre silencieux et obéissant, comme sans passé. Tel un premier né.

Son regard tutoie alors encore les cernes. Elle les drappent alors délicieusement.

Ses jambes avalées par des collants opaquement sévère se déplacent somnanbuliquement.

Sur la table en bois, le vin rouge plutôt sentimental déballe ses peines de coeur au vin blanc qui lui est plutôt rieur face à la situation. Le vent mâche les rideaux et les rideaux pataugent dans l’air.

Tandis que l’envie court autour du monde dans un temps arrêté et tandis que le désir mort la lèvre du précipice, elle riait, lorsqu’il lui cloua les lèvres d’un baiser autoritaire puis, la serra dans ses bras brûlants.

Corps de cailloux. Corps du délit. Corps granuleux.

Nul ne maîtrise le tempérament des amants ombrageux.

Le caractère vaineux et la bouille fanée, il avait les traits décousus. Le coeur pendu à la cravatte, il la désirait.

Et rideau. Ils tombent.

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