Paris, le 18 mai 2011

Exposition. Chaleur hispanique.

Avec son atmosphère fruitée en bouche et ses odeurs sévèrement latines.

Initialement, les portraits francs trahis par des coups de pinceau aussi garnis que des sourcils de type méditerranéen, chicanent le tempérament corpulent des couleurs en leur léguant un caractère bien trempé.

Regards intenses et piquants.

Cecilio Pla Gallardo sert une « Mosca » onctueusement crémeuse. Palette diabétique. Les traits sont plantureux et charnus tandis que les nuances, elles, bien en chair.

Comme les robes longilignes de flamenco, la carnation des toiles décampe perpétuellement entre nos doigts.

Pere Ysern Allié et ses « instants » qui défilent tel un cortège à l’intérieur des toiles. Elles paraissent infinies et mordent l’espace jusqu’à l’engloutir éperdument.

Les différentes salles imposent respect et méfiance. Elles nous cramponnent, nous visiteurs, tout en attaquant nos sens à un rythme aussi effréné que les sabots du taureau qui, tête baissée foncerait de façon attaquante en direction de nos souvenirs enfouis.

Visite passionnément savoureuse. Le silence laisse place à la respiration des oeuvres qui tel un vent bohème nous déshabille.

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