Venise, le 7 mai 2011

Il ébranle le persil et émiette l’ail tandis que les tomates cerises sympathisent avec l’huile jusqu’à le tourner en ridicule en l’absorbant entièrement. Les courgettes déjà heurtées par la lame s’entremêlent amoureusement aux saveurs précédentes tout en s’habillant d’une tenue plus goûteuse avant d’être baptisées par un délicat vin rosé.

Quatre casseroles se laissent réchauffer le derrière par le souffle du gaz tandis que le chatouillement des flammes les fait glousser et bouillonner de rire.

En attendant, sur la table « Panini » et « Parmigiano » fraternisent.

Dans la cuisine, l’odeur miellée des Saint-Jacques séduisent les narines fringaleuses qui, bêcheuses se régalent sourdement tout en jetant le gant à l’appétit.

Les gnocchi viennent reprendre leur souffle à la surface de l’eau, tels des poissons d’eau de mer.

Finalement, les spaghettis se dépriment gracieusement à la sauce tandis que plus nerveux, les gnocchi s’entêtent à celle-ci.

Bella Italia.

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