Paris, lundi 25 avril 2011

Et plus tard ce jour là, je me suis mise à réfléchir aux histoires d’amour.

C’est en voyant le visage touillé et le teint cafouilleux d’une amie que je me suis mise à empiler les diverses situations auxquelles l’amour m’a déjà confronté.

Souvent braquée par des discours fugitifs, j’écoute et assiste à l’amour en cavale de différents individus. L’haleine engraissée, la plupart du temps d’une multitude de conneries, leurs mots cravachent mes oreilles et cinglent une bonne fois pour toute la dure réalité du bilan désastreux du désordre amoureux.

« On sent l’amour, on voit l’amour, on goûte l’amour, on crache l’amour, on dégueule l’amour, on est l’amour, on crève d’amour, on est fou d’amour… l’amour, l’amour, l’amour… toujours l’amour. »

Mais après tout c’est quoi l’amour ? Un jeu d’enfants étoffé de cap ou pas cap ? Une partie de « Grand-mère aimes-tu ? » qui, selon les jours nous fait avancer par un pas de géant, un pas de souris ou un pas d’éléphant ? L’amour dépendrait-il d’une boîte à hasard et ne serait-il qu’une partie de Monopoly à coups de dés cafardeux ? Salons-nous follement l’amour comme un cuisinier salerait follement ses mets ? Nous unissons-nous aussi majestueusement que l’oignon éperdument à l’huile ?

Sérieusement, notre esprit est-il réellement si pusillanime ?

Tandis que le ciel nous postillonne sur la tête, on se dépêche d’être heureux. On se dépêche d’être amoureux, malheureux, de crier, de rire, de sentir, de toucher et de regarder.

Certaines personnes ne font qu’attendre, attendre que le temps passe, leur seule préoccupation étant de respirer. Comme des marionnettes à fil ou à tringle qui, suspendues au fil de leur vie se laissent manipuler par la réalité épaisse et lourde qui s’allonge et devient avec le temps de moins en moins importante.

Et si l’amour n’était qu’une cigarette qui se consume par le temps et qui, au final ne nous laisse qu’une puanteur au bout des doigts en guise de souvenirs ?

Jacadi à dit: En équilibre.

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